Juliette et Nermen, 1ère S : Premier prix des Olympiades de chimie !

pj-honneur1Extrait d’un article dans la revue Europa, rédigé par Juliette et Nermeen, 1S, pour rendre compte de leur expérience parisienne des Olympiades de Chimie.

 « Les Olympiades de la Chimie comprennent deux concours : l’un scientifique à destination des Terminales S et STL, l’autre, pour les Premières, qui consiste en un projet d’action de communication autour de la chimie. La cérémonie des Olympiades de la Chimie a eu lieu le vendredi 12 avril dernier à Paris : 58 lycéens sélectionnés au cours d’épreuves pratiques et théoriques parmi 2077 jeunes de toute la France et des lycées de l’étranger ont participé aux épreuves finales du concours national des 29es Olympiades de la Chimie à Paris.

Le palmarès de ces Olympiades, véritable passerelle entre le monde de l’enseignement et celui de l’industrie, « révèle encore cette année de nombreux talents riches de promesses pour l’avenir de la science et de l’industrie » a déclaré Philippe Gœbel, président des Olympiades Nationales de la Chimie et président de l’Union des Industries Chimiques. 

« Vous avez été sélectionnée pour les Olympiades de la Chimie ! » Quelle ne fut pas notre surprise lorsque, ma coéquipière et moi-même avons recu notre lettre de convocation aux célèbres Olympiades ! « Nermeen Ghoniem et Juliette Bernaz, uniques sélectionnées sur la zone de l’AEFE. » C’est classe, quand même !

Nous n’en revenions pas : nous avions été retenues, nous, notre équipe, notre projet, pour un concours international. Ce n’est pas quelque chose d’anodin. Surtout que nos chances d’être acceptées étaient maigres, très maigres, et c’était avec quelques hésitations que nous avions soumis notre projet à la rude sélection.

Et pour cause ! L’originalité de notre projet était telle que nous n’étions pas sûre de convenir pour un si prestigieux concours. Mordues de littérature et de cinéma, nous n’avions pas fait les choses à moitié : hors de question de faire de la chimie pour de la chimie ! Nous voulions du concret, quelque chose qui nous touche directement, qui pourrait nous être utile dans un cadre plus général. Quelle occasion, lorsque nous avons vu Hunger Games, un best-seller de renommée mondiale sortir sur nos grands écrans en mars 2013 ! Nous avons sauté sur l’occasion, ouvert le livre et nous sommes tombées sur ce que nous voulions. Une citation. Une citation qui donnait tout le sens de notre travail. « Le niveau des mers a recouvert tant d’étendue de mers… » Mais bien sûr ! La création du monde de Panem résultait d’une effroyable montée des eaux !

Mais dites-moi, n’est-ce pas le sujet le plus discuté de nos jours ? Le « réchauffement climatique » (bien souvent utilisé à tord et à travers), et ses conséquences ? Voilà d’où est né notre projet. Mêler sciences et réalités était comme un rêve, prouver que les livres n’étaient pas si dépourvus de sens nous semblait important. « La fiction Hunger Games est-elle raisonnable ? » fut notre problématique. Notre projet semblait ambitieux : il ne s’agissait pas uniquement de prouver que ce monde était régi par des lois physiques correctes, mais aussi morales : en effet, cette montée des eaux provoque sur le monde un tel impact que nous voulions savoir si l’Homme était moralement capable de le supporter – d’où le choix du terme « raisonnable » faisant référence à Fontenelle, dans son ouvrage Entretiens sur la pluralité des mondes. Nous partions donc d’un fait scientifique pour explorer le monde de la géopolitque, de la philosophie et de l’histoire.

 Notre sélection ne fut que le paroxysme de notre projet. Nous étions heureuses de voir que notre travail était soutenu, compris et même récompensé. Nous étions sur notre petit  nuage.

Nous avons décroché le premier prix au niveau international, soit le meilleur projet de toute la zone AEFE. Nous en sommes très fières et nous remercions très chaudement notre équipe pédagogique -plus particulièrement les trois professeurs qui nous encadrèrent durant cette aventure : Myrtille Gardet, Marine Lechat et Benoît Dodivers, respectivement professeurs de Sciences Physiques, d’Histoire-Géographie et de Philosophie.

Nous remercions aussi tous les membres de l’AEFE qui nous ont accueilli chaleureusement lors de notre séjour à Paris, les initiateurs de ce concours d’envergure, ainsi que toutes les personnes que nous avons rencontré durant ce voyage. »